La ponte du corail

Cinq jours après la pleine lune du mois de novembre (pleine lune le 4), les coraux de l’îlot Hienga n’ont pas dérogé à leur habitude. Cette année encore ils ont pondu, avec une régularité parfaite, deux heures après la tombée de la nuit.

La mer particulièrement calme ce 9 novembre a rendu la navigation rapide et facile vers l’îlot juste avant le coucher de soleil, ce qui nous a permis d’admirer un splendide couchant sur « La Chaine Centrale ».

Coucher de soleil sur la Chaîne, vu de l'îlot Hienga - Hienghène
Coucher de soleil sur la Chaîne, vu de l’îlot Hienga – Hienghène

Attendre deux heures après la tombée de la nuit n’est pas une corvée car nous amenons généralement de quoi tenir un siège  😉

Tout est prêt pour l'attente de la ponte :-))
Tout est prêt pour l’attente de la ponte :-))

A la mise à l’eau, la température à 27°C était idéale pour effectuer nos deux heures ininterrompues de plongée pour observer la ponte assez conséquente cette année 2017.

Œufs à poste dans la colonie coralienne
Œufs à poste dans la colonie corallienne
Début de la ponte - les œufs quittent les polypes
Début de la ponte – les œufs quittent les polypes
Ponte des coraux mous
Ponte des coraux mous
Ponte des coraux mous
Ponte des coraux mous
Ponte des coraux durs
Ponte des coraux durs
Ponte des coraux durs - Comme des étoiles dans le ciel
Ponte des coraux durs – Comme des étoiles dans le ciel
Plongeuse au milieu de la ponte
Plongeuse au milieu de la ponte
Ponte en "brouillard" ou en "fumée" des Porites
Ponte en « brouillard » ou en « fumée » des Porites
Moment précis du lâcher des oeufs
Moment précis du lâcher des oeufs

La reproduction du corail

Comme pour la plupart des animaux, le polype naît de la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde.

Parmi les coraux, on distingue :

  • des espèces hermaphrodites (les polypes s’autofécondent et libèrent des larves) ;
  • des espèces hermaphrodites à fécondation externe (les polypes libèrent à la fois des gamètes mâles et femelles dans l’eau ; c’est le cas de 75 p. 100 des coraux) ;
  • des espèces à sexes séparés (espèces dioïques) et à fécondation interne (seuls les spermatozoïdes sont émis dans l’eau et viennent féconder l’ovule dans la cavité gastrique du polype ; les larves sont ensuite libérées) ;
  • des espèces à sexes séparés et à fécondation externe (libérant leurs produits sexuels dans l’eau).

La libération dans l’eau des gamètes mâles et femelles appelée « ponte en masse des coraux » est le mode de reproduction le plus fréquent.

Connu depuis les années 1930, ce phénomène a été décrit pour la première fois dans les eaux de la Grande Barrière australienne en 1981.

J’organise la surveillance de la ponte du corail à l’îlot Hienga depuis 2007, grâce à l’initiative de  Sébastien-Faninoz , que je ne remercierai jamais assez de m’avoir fait découvrir ce phénomène extraordinaire (Sébastien travaille aujourd’hui au Museum National d’Histoire Naturelle à Paris).

Les paramètres de cette année :

  • 5 jours après la pleine lune de novembre ;
  • mer particulièrement calme ;
  • température de l’eau à 27°C ;
  • ponte 2 heures après la tombée de la nuit, pendant 2 heures ;
  • fin de marée montante (2 dernières heures)

Les participants de cette année : Denise, Ivan, Paul, Aurélie, Franck et moi.

Denise, Ivan
Denise, Ivan
Paul, Aurélie, Franck
Paul, Aurélie, Franck

Rendez-vous l’an prochain, mais attention les pleines lunes d’octobre et de novembre sont prévues tard dans le mois. La température de l’eau sera donc certainement déterminante …

La ponte aura lieu, à priori, soit le 29 octobre, soit le  28 novembre.
A suivre …  🙂

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